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Régénération

Comment régénérer les sols avec du compost, mode d'emploi avec Axel Tapissier

Axel Tapissier, directeur de la distillerie d'Ornaisons a fait visiter à l'équipe son site de compostage, qui coche toutes les cases vertueuses d'économie local, circuit court de la matière, piégeage du carbone ou encore fertilisation naturelle des sols pour une agriculture plus résiliante sans apports de la chimie de synthèse.

Le projet : Cyril et Marc, l’équipe en charge du volet agricole du projet régénératif de Saint-Martin-de-Toques vont visiter la zone de compostage de la distillerie d’Ornaisons vendredi 16/10/2026

La découverte : une très belle rencontre avec Axel Tapissier, le directeur de la distillerie, qui nous a guidé avec enthousiasme pour tout savoir sur le compost !

Résultat : 2 heures passionnantes pour parcourir à la vitesse d’un lombric les trois hangars de 3300 m2, quand même quasi 1 hectare de bâtiments créés pour porter ce projet engagé, où il est question de circuit court, de régénération des sols, de diversification des ressources et de résilience de notre modèle agricole...

  1. 1. Faire un bon compost ne s’improvise pas

    Pour s’assurer que la matière organique est bien dégradée et assimilable par les sols sans risque de brûlure, il faut que tout chauffe bien pendant 2 semaines au moins, et que le PH remonte. Petit truc de notre guide pour juger notre compost de peau de raisin : Quand ça colle aux doigts comme de la terre brune, c’est prêt, si c’est encore rouge et que ça sent le vinaigre, c’est trop frais.

  2. 2. Pas d’excès, on cherche un juste milieu en faisant des mix.

    La Matière Organique a 4 composants, dont il faudra doser l’équilibre : cellulose (peau du raisin pour 99% d’humus), hémicellulose (précurseur d’humus), linine (déchet vert pour 30% d’humus) et cutine (pépins moins intéressant pour l’humus)

  3. 3. Qui va manger la matière organique ? Il ne suffit pas de l’apporter

    Mélanger du fumier animal au compost végétal permet d’apporter les bactéries et micro-organismes actifs pour accélérer la dégradation des végétaux. Trop de matière végétale peut même bloquer le fonctionnement du sol, s’il n’y a pas assez de vie.

  4. 4. Quel impact sur la plante ? Quand je vois ce que j’investis…

    Le travail des micro-organismes, bactéries et champignons est essentiel pour transformer la matière organique en matière minérale assimilable par la plante.

    La plante n'est pas capable d'absorber directement la matière organique pour assurer ses besoins nutritifs. Il faut veiller à l’écosystème qui rend utile tout cet effort.

  5. 5. les atouts incroyables du compost pour la planète !

    Quand je mets du compost dans le sol, je séquestre du carbone ; c’est vertueux dans la lutte contre changement climatique.

    L'économie circulaire commencer par-là, que les peaux de raisin et autres sources de matière organique issues de la production viticole reviennent à la terre.

    Le compost, à coupler avec les couverts végétaux de légumineuses qui fixent l’azote, sont une alternative fantastique aux engrais azotés dérivés de l’industrie pétrolière aujourd’hui en crise d’approvisionnement.

  6. 6. pour aller plus loin…

    Il y a peu de recherches sur le compost en agronomie. Axel Tapissier nous raconte ses études réalisées avec l’Inra de Narbonne.

    Pour les passionnés, il nous conseille le livre de référence sur le compostage, à dénicher d’occasion : Le compost : gestion de la matière organique écrit par le Dr Mustin.

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